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Montgomery adorait la couleur. En 1905, elle
écrivait à son correspondant écossais George
Boyd MacMillan : « Tout le monde aime
la couleur, mais pour moi c'est une passion. . . . Tout ce que vous
pouvez dire de la musique, pour moi s'applique à la couleur.
. . . Sur ma table, on dirait qu'il y a un effet de pavots de Californie
jaunes qui m'étourdit de plaisir chaque fois que je le vois
» (MDMM,13-14).
Les descriptions des romans et poèmes de Montgomery sont
remplis de couleurs riches, qui s'expriment souvent en termes de
fleurs. Ainsi, la première fois qu'Anne Shirley voit le Lac
aux miroirs, dans Anne of Green Gables,
la narratrice dit des couleurs de l'eau « Elles oscillaient
entre le jaune crocus, le rose et le vert opalescent et une myriade
de teintes plus délicates, auxquelles on n'a jamais trouvé
de nom. » (AGG,
21)
Les premiers cahiers de coupures sont remplis de fleurs,
parfois découpées parfois pressées. Les fleurs
servent de décoration pour les pages, de rappel des moments
amusants et de souvenirs spéciaux de grandes occasions. Il
semble aller de soi que le poème qui saisit le mieux l'esprit
des ambitions de la jeune Maud lui ait servi de devise pour son
Emily autobiographique et pour l'histoire autobiographique de sa
propre carrière écrite en 1917, « Alpine Path
», soit un poème qui porte sur une fleur, la gentiane
frangée (The
Fringed Gentian).
La dernière strophe de ce poème, une apostrophe à
une fleur, constitue ce que Montgomery décrit comme étant
l'élément crucial de toutes ces visées et ambitions
» :
Then whisper, blossom, in thy sleep
How
I may upward climb
The Alpine path, so hard, so steep,
That
leads to heights sublime;
How I may reach that far-off goal
Of true
and honoured fame,
And write upon its shining scroll
A woman's
humble name. (The Alpine Path, 10)
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