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Avant son mariage célébré en 1911, Montgomery
écrivit à George Boyd MacMillan, son correspondant
écossais à qui Ewan et elle devaient rendre visite
durant leur lune de miel, qu'elle s'était acheté un
joli nouvel appareil Kodak pour prendre des photos de leur voyage
(MDMM, 58). Elle se servit de nombre
de ces photographies pour illustrer ses cahiers de coupures. MacMillan
était journaliste pour le Alloa Journal
d'Écosse, et, dans un article que Montgomery colla dans son
journal, il parlait de sa visite à son bureau. MacMillan
y notait que l'auteure se servait de son « Kodak » comme
moyen de rapporter des souvenirs de son voyage.
Il n'y eut plus de nouveaux cyanotypes dans les cahiers de coupures
de Montgomery après qu'elle eut acheté son nouveau
Kodak, mais elle continua de faire de la photographie avec enthousiasme
pendant des dizaines d'années. Vers la fin de sa vie, elle
avait une cache de photographies séparée et plusieurs
albums consacrés à des centaines de photographies
de Chester et de Stuart, même si on trouve aussi nombre de
leurs photographies dans les cahiers de coupures. Elle prit grand
plaisir à se servir de la ciné-caméra Kodak
qu'on lui offrit en 1931.
En
1999, le Musée des beaux-arts du Centre de la Confédération
organisa une exposition des photographies de Montgomery intitulée
L'imagination visuelle de Lucy Maud Montgomery;
les photographies en noir et blanc provenaient de la collection
Montgomery des archives de l'Université de Guelph. La conservatrice
en était Elizabeth Rollins Epperly du L.M. Montgomery Institute
de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard (qui
est aussi conservatrice de cette exposition du Musée virtuel
du Canada). L'exposition de 1999 comprenait aussi de l'équipement
de photographie de l'époque ainsi qu'un appareil de modèle
4 x 5.
Montgomery s'intéressa à la photographie toute sa
vie. Il reste encore beaucoup à apprendre des comparaisons
que l'on peut établir entre ses photographies et ses descriptions
écrites et de l'évaluation des conséquences
que son il de photographe avait sur sa composition des scènes
écrites.
[Pour plus d'information, consultez le chapitre d'Elizabeth R.
Epperly qui a pour titre « L.M. Montgomery's Visual Imagination
» dans Making Avonlea: L.M. Montgomery and Popular Culture
éd. Irene Gammel (U of Toronto P, 2002). Voir aussi L'imagination
visuelle de l'auteure.]
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