Bande titre Images d'une vie canadienne: cahiers de coupures personnels
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Les débuts de la photographie

L e dix-neuvième siècle a été témoin d'un vaste afflux d'images, résultat de l'invention de la photographie. Les premières photographies furent issues de studios commerciaux et, vers la fin du siècle, la technologie avait à ce point progressé que les particuliers pouvaient eux-mêmes immortaliser tous les événements qui leur semblaient importants sur le plan social ou personnel. La photographie avait touché la façon dont les gens interprétaient et illustraient le monde; par l'imagerie visuelle, les gens avaient trouvé une manière simple et efficace de représenter ce qu'il y avait de plus précieux dans leurs vies.

L'ancêtre de l'appareil photo moderne fut inventé par William Henry Fox Talbot en 1841. Talbot a découvert le procédé négatif-positif; on pouvait se servir d'un négatif (appelé « callotype ») pour produire des images positives. Dix ans plus tard, Frederick Scott-Archer a mis au point le procédé à collodion humide (un enduit gélifié rendait les surfaces sensibles à la lumière) et dans lequel on utilisait un négatif sur plaque de verre qui permettait d'obtenir des tirages détaillés. Le procédé au collodion humide fut le plus répandu pour obtenir des images photographiques jusqu'à ce qu'il soit supplanté par les plaques sèches, dans les années 1870.

L'invention de la plaque sèche, un des procédés dont se servait Lucy Maud Montgomery, fut une bénédiction pour les photographes amateurs. Le collodion humide était peu commode parce qu'il fallait être adroit dans l'utilisation de matériaux parfois salissants; il avait pour désavantage d'obliger les photographes qui se rendaient sur place à se munir d'une chambre noire portative pour enduire les plaques et les traiter étant donné qu'elles devaient être humides et pour la prise de la photographie et pour leur traitement. Les plaques sèches permirent de résoudre de nombreux problèmes. On pouvait se procurer les plaques enduites et photosensibles chez les marchands d'équipement photographique locaux ou les faire venir par catalogue, des fournisseurs. Il n'était pas nécessaire de traiter les plaques sèches immédiatement et, de plus, ces dernières demandaient beaucoup moins de temps que les plaques humides.

Les photographes innovateurs et ambitieux du tournant du siècle pouvaient faire des expériences en se servant de plaques humides ou sèches et de procédés chimiques comme la cyanotypie.

C'est Sir John Herschel qui a découvert, en 1842, la cyanotypie en constatant que l'on obtenait une image en exposant des sels de fer à la lumière. Dès les années 1890, la cyanotypie était devenu populaire tant auprès des amateurs qu'auprès des photographes commerciaux. Comme le sel de fer coûtait moins cher que le sel d'argent, les photographes amateurs se servaient de ce procédé pour tirer des épreuves; le photographe pouvait tirer autant d'épreuves bon marché qu'il le souhaitait pour choisir le négatif qui servirait au tirage final. La forme commerciale de la cyanotypie que l'on appelle les « bleus » était employée pour reproduire les dessins architecturaux, les cartes ou les plans d'ingénierie. Durant tout le dix-neuvième siècle, on ne considérait pas que les bleus étaient des images valables en elles-mêmes malgré le fait que durant la montée de la popularité de la photographie artistique pendant la dernière partie de ce siècle, certains photographes comme Robert Flaherty y aient eu recours pour créer des images expressives plus artistiques. Montgomery adorait se servir de la cyanotypie pour illustrer ses cahiers de coupures et ses journaux intimes.

Ce ne fut qu'en 1888, lorsque George Eastman inventa l'appareil photo Kodak que le tirage photographique vit le jour. Eastman eut l'idée géniale de vendre aux consommateurs appareils photo et films. On chargeait un appareil de la grosseur d'une petite boîte de cigares avec suffisamment de pellicule pour prendre 100 photographies. Lorsque le film était exposé, on retournait l'appareil à l'usine Eastman où le film était développé, les épreuves tirées, l'appareil photo rechargé et retourné au client. Maintenant, comme le prétendait la publicité d'Eastman, quiconque pouvait viser droit et appuyer sur un bouton pouvait prendre des photographies.

Les appareils photo portatifs donnaient une grande mobilité aux photographes. Ces derniers n'avaient plus à s'encombrer de lourds trépieds et de gros appareils. Les sujets pouvaient être « saisis » sur le vif, on pouvait prendre des instantanés. Montgomery, comme bien d'autres, immortalisaient des images de ses parents et amis, de ses animaux familiers, de ses moments de loisirs et d'événements importants. Les photographies étaient devenues beaucoup moins formelles qu'elles l'avaient été au début du dix-neuvième siècle et elles étaient très personnelles en ce sens qu'elles présentaient les divers aspects de la vie des photographes qui leur tenaient à coeur.

Andrea Kunard


Photographie et voyages
Les débuts de la photographie | L.M. Montgomery, photographe
Article de L.M. Montgomery sur la photographie | Concours international Kodak | Article de Kunard

Histoire des voyages de Lucy Maud Montgomery | Échantillons d'images de ses voyages : dans l'Ouest; Boston; mariage et lune de miel;


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