Clubs littéraires et cercles de presse
Cavendish
possédait une société littéraire active et
au début des années 1900, alors que Montgomery y vivait
avec sa grand-mère et qu'elle aidait à tenir le bureau de
poste de la cuisine des Macneill, elle en était un membre bien
en vue. Montgomery y récitait et y donnait des lectures. Elle aidait
aussi à publier le Cavendish Literary Magazine. Cavendish était
une communauté de gens instruits, capables de s'exprimer et les
rencontres littéraires étaient des événements
sociaux durant lesquels les gens échangeaient des idées
au sujet des livres, qu'ils proviennent de la bibliothèque de prêt
de Cavendish ou d'ailleurs. Montgomery tira profit des années passées
au collège Prince of Wales (1893-1994) et à l'Université
Dalhousie (1895-1896) ainsi que de son passage au journal Echo
d'Halifax (1901-1902).
Les
dix mois qu'elle a passés au journal d'Halifax l'ont bien servie
tout au long de sa carrière. Elle devint un des membres actifs
du Canadian Women's Press Club quand elle vécut à l'Î.-P.-É.
Dans ce qui parut dans les journaux au sujet de la visite du comte Grey
à l'Île, en septembre 1910, on disait de Montgomery qu'elle
était la vice-présidente des provinces maritimes du Women's
Press Club. Marjory MacMurchy de Toronto était alors présidente
de cette association. Plus tard, alors qu'elle habitait à Leaskdale,
Norval et Toronto, Maud participa aux activités du Toronto Women's
Press Club et du Canadian Women's Press Club, souvent invitée par
Marjory MacMurchy (qui devint Lady Willison).
Lorsque Maud visita Boston en 1910, elle assista au vingt-cinquième
anniversaire du New England Women's Press Club. Elle colla dans son cahier
de coupures un long compte-rendu de l'événement ainsi qu'une
photographie de Lilian Whiting, journaliste américaine de longue
carrière et auteure à succès qui avait, dans ses
écrits, parlé de l'« invisible » et de ses contacts
psychiques avec Kate Field et Elizabeth Barrett Browning. Dans cette ville,
Montgomery visita aussi l'Authors' Club.
Pendant
des années, elle fut présidente honoraire du Hypatia Club
de Leaskdale (club de lecture et de discussion pour les femmes diplômées
d'une université) qui tenait ses réunions à Uxbridge.
Elle faisait partie de la Canadian Authors' Association en plus d'être
membre du Toronto Women's Press Club et du Canadian Women's Press Club.
Les cahiers renferment des coupures au sujet des rencontres auxquelles
elle a assisté ou durant lesquelles on lui a rend hommage. (voir
Lectures publiques)
En 1916, lorsqu'elle quitta L.C. Page de Boston et qu'elle prit comme
agent John McClelland de Toronto, celui-ci lui conseilla de devenir membre
de l'American Authors League. Elle le fit et lorsque sa poursuite contre
Page commença, elle put demander un avocat de cette association.
En
Ontario, Montgomery se lia d'amitié avec les auteurs Marshall Saunders,
Nellie McClung et Marian Keith (Madame Duncan MacGregor). Elle devint
de plus en plus engagée dans la défense de la littérature
canadienne (voir Lectures
publiques et Changements
dans la perception au sujet des uvres de Montgomery).
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