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| Sources d'inspiration pour les histoires de L.M. Montgomery | ||
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Une des images et expressions préférées de Montgomery était « le tournant de la route » (the bend in the road). C'est pour cette raison que lorsque le L.M. Montgomery Institute a créé le cédérom sur la vie et l'uvre de Montgomery, l'équipe créatrice lui a donné le nom de The Bend in the Road: An Invitation to the World and Work of L.M. Montgomery. Montgomery parle souvent dans ses romans des surprises qui nous attendent au tournant de la route. Elle fixe aussi le « tournant » en tant qu'image de prédilection dans ses photographies. Le dernier chapitre d'Anne of Green Gables s'intitule « L'aventure attend au tournant » et l'avant-dernière phrase du roman nous révèle qu'Anne pense « Et au-delà de la route, mystérieusement, s'ouvrait se tournant magique! » (329) Le cahier de coupures renferme un poème de jeunesse qui a pour titre « The Bend of the Road », qui immortalise aussi certaines des choses qui plaisaient à Montgomery dans cette image. Les cahiers de coupures renferment plusieurs photographies et souvenirs d'un des endroits préférés de Montgomery, le Sentier des amoureux de Cavendish. Peut-être a-t-elle beaucoup appris en cadrant et montant ses photographies -à moins que son talent inné lui ait permis de cadrer et de faire la mise au point de ses photographies. Quelle que soit la réponse, les techniques qui lui ont permis d'améliorer ses photographies et l'ont attirée vers les images qu'elle conservait dans ses cahiers de coupures sont celles-là même dont elle se servait pour faire ses descriptions dans ses romans. Regardez ces images du Sentier des amoureux et comparez-les à la réaction enthousiaste d'Anne alors qu'elle décrit le Chemin blanc des Délices dans les premières pages d'Anne of Green Gables: Au-dessus de la tête des voyageurs, un long dais de fleurs exhalait de délicieux parfums. Sous les branchages, le crépuscule pourpre faisait vibrer l'air, tandis qu'au loin, telle une grande rosace s'étoilant au fond de la nef d'une cathédrale, on discernait un pan de ciel illuminé par le soleil couchant (23). Dans ses écrits, Montgomery pouvait ajouter les couleurs vives qu'elle ne pouvait que laisser supposer par la forme et les ombres dans ses photographies en noir et blanc. |
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