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| Évolution du rôle de la femme à l'époque de L.M. Montgomery | |
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Certaines femmes de la classe moyenne ont fait carrière et ont vécu une vie indépendante au tournant du siècle, et les femmes de la classe ouvrière travaillaient en dehors du foyer depuis des dizaines d'années, mais au début des années 1900, l'idéal le plus répandu parmi les femmes privilégiées demeurait ce qu'on appelle l'idéal victorien. « La fée du logis » était l'expression utilisée pour décrire le rôle et le milieu idéalisé des femmes. On parlait couramment des mondes séparés pour les hommes et les femmes -les hommes avaient celui du monde extérieur et les femmes, leur foyer. La Première Guerre mondiale a tout changé pour les femmes -leur offrant le travail à l'extérieur du foyer et une certaine reconnaissance publique de la valeur de leur travail, le droit de vote (pour certaines femmes blanches) ainsi que de nouvelles expériences et libertés. Certaines de ces liberté n'ont peut-être pas duré, mais nombre de changements ont été permanents.
Montgomery a peut-être été élevée dans un foyer victorien où l'on s'attendait des femmes qu'elles soient modestes et pures, mais elle a aussi grandi dans un milieu presbytérien écossais, où l'on accordait grande importance à l'instruction en général et où l'on encourageait les femmes à étudier. Elle disait que sa grand-mère l'avait appuyée dans ses études et qu'elle avait appris à raconter des histoires et l'histoire du clan par son grand-père, mais tout particulièrement par sa sur, sa grand-tante, Mary Lawson. Malgré le rôle conventionnel qu'elle tenait à titre de femme de ministre et de mère dévouée, la vie de Montgomery n'était pas caractéristique de son époque. Elle était une auteure à succès international et elle était de plus en plus en demande pour faire des lectures publiques et pour se prononcer sur la littérature canadienne. Contrairement à de nombreuses femmes de son époque, plutôt que de donner son argent à son mari, Montgomery en avait le contrôle. Ils contribuaient tous deux aux dépenses de la maison, mais tout à-côté ou tout objet de luxe -comme une automobile ou des écoles privées pour les garçons -était à ses frais. Son succès financier lui avait rapporté l'argent qui leur permit de faire une lune de miel en Écosse et en Angleterre et de meubler les presbytères de Leaskdale et de Norval à son goût. Cet argent lui permit d'acheter une maison au moment de prendre leur retraite et de payer des études de droit et de médecine à leurs fils. Et son argent -malgré les revers de la dépression - lui ont permis d'aider sa faille par des prêts et des dons. |
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