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Qu'avons-nous choisi?
Pour
créer une exposition à partir d'une aussi grande collection
de matériel, il a fallu faire de nombreux choix difficiles. Nous
disposions de plus de cinq cent soixante-dix pages de cahiers de coupures
(contenant chacune au moins quatre images) et de plus de trois cents pages
couvertures de livres. Si nous avions choisi des montrer des douzaines
de pages des cahiers de coupures, aurait-il fallu trop de temps pour télécharger
l'exposition et les visiteurs auraient-ils continué leur chemin
avant d'avoir eu une idée d'ensemble du tout?
Elizabeth
R. Epperly, la conservatrice de cette exposition du Musée virtuel,
a arrêté son choix sur dix-neuf pages pleines des cahiers
de coupures et sur quelque deux cents images individuelles tirées
d'autres pages pour compléter les pages retenues. Le choix fut
difficile à faire. Bon nombre des pages des cahiers de coupures
de l'Île-du-Prince-Édouard sont amusantes à regarder.
Montgomery était alors une jeune femme vivant à l'Île,
dans une communauté rurale où elle devait se divertir par
elle-même. Elle avait aménagé une chambre noire dans
la vieille maison des Macneill à Cavendish et elle y passait dans
heures à développer ses propres photographies. Elle les
collait dans des cahiers et conservait des boîtes de négatifs
sur plaque de verre, objets qui appartiennent maintenant à l'Université
de Guelph. Les deux premiers cahiers de coupures de Guelph, les cahiers
rouges, sont également remplis de souvenirs personnels, de fleurs
et de photographies, tout particulièrement de l'époque de
sa lune de miel. Il est fascinant de regarder ces objets que Montgomery
a conservés avec amour et qui portent sur les paysages littéraires
dont elle avait rêvé toute sa vie. Des cahiers de coupures
de l'Ontario, Elizabeth Epperly a décidé de se concentrer
sur plusieurs des pages qui portent sur la lune de miel et de montrer,
par une combinaison d'images, réparties sur plus d'une douzaine
de pages, un échantillon des souvenirs de Montgomery datant de
la Première Guerre mondiale. L'exposition se concentre sur l'histoire
du colonel Sharpe et du 116 bataillon, une histoire qui a fait surface
après des heures et des heures d'étude de ces pages.
Elizabeth Epperly propose un contexte pour diverses images, suggère
des parallèles entre certains éléments de l'exposition
et certains éléments de la vie ou de l'époque de
Montgomery. Elle encourage les visiteurs à réfléchir
à dans analogies qu'ils pourraient établir entre les images
de l'époque de Montgomery et des images et valeurs semblables de
notre époque auxquelles elles nous font penser.
Pour un grand nombre de gens, L.M. Montgomery, c'est Canada : que pouvons-nous
apprendre du Canada contemporain à partir du Canada qu'elle imaginait
et auquel elle réfléchissait?
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