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| La vie de L.M. Montgomery (suite) | |
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La vie des Macdonald à Leaskdale commença dans la joie. Montgomery avait enfin sa propre maison, même si elle appartenait à l'église, et elle devint mère. Montgomery avait publié quatre romans pendant qu'elle vivait à l'Île et avait préparé une collection de nouvelles. Elle continua d'écrire pendant les quinze ans qu'ils passèrent dans le village de Leaskdale en plus de s'acquitter de toutes les tâches qui incombaient à la femme d'un ministre à la campagne. La tragédie les marqua en 1914, d'abord avec la déclaration de la guerre et ensuite, huit jours plus tard, par la mort à la naissance de son deuxième fils. La guerre était un sujet d'inquiétude profond quotidien pour Montgomery-comme elle en parle dans son roman Rilla of Ingleside (1920). Un troisième fils en santé lui vint au monde en 1915. Lorsque la guerre prit fin, la bien-aimée cousine de Montgomery, Frederica Campbell Macfarlane, mourut de la grippe espagnole que la guerre avait laissée dans ses sillons. Quelques mois plus tard, Ewan Macdonald souffrit d'une grave crise de maladie mentale. Il devait en souffrir périodiquement tout le reste de sa vie et Maud Montgomery Macdonald ne devait plus jamais vivre sans la tension et l'inquiétude de ses attaques ou de leur possibilité. Puis Montgomery se trouva mêlée à un procès de neuf ans contre L.C. Page Company, son premier éditeur.
Dans leur dernière demeure, « Journey's End », Montgomery prit plaisir à faire du jardinage, à s'occuper de ses chats et à écrire. Un de ses fils devint avocat et l'autre médecin. Elle développa un intérêt poussé pour le cinéma et continua à assister à des lectures publiques et de nombreux thés et lectures donnés en son honneur. La tension causée par la maladie mentale d'Ewan Macdonald se maintenait et les remous survenus en Europe lui faisaient craindre qu'une autre grande guerre était inévitable.
De son vivant, elle a publié vingt romans, cinq cents nouvelles et autant de poèmes, un recueil de poésie ainsi que trois des textes biographiques du livre Courageous Women (1934). Elle a donné lecture et causeries pendant des années, ainsi qu'écrit pour journaux et magazines. Elle a laissé une douzaine de cahiers de coupures, environ deux milles photographies, de merveilleux ouvrages faits à la main, des centaines de coupures ainsi qu'un journal d'un million de mots illustré de ses propres photographies. Ses romans ont été traduits dans plus d'une douzaine de langues et elle a été source d'inspiration pour la radio, la télévision, le théâtre, le cinéma, la musique et l'art. Pour de nombreuses personnes du monde entier, L.M. Montgomery c'est le Canada. | |